NANAR CONNECTION #7 : BOUND

Bound, le 50 Nuances de Grey version Hollywood Night

Bound, le 50 Nuances de Grey version Hollywood Night

Bound, le 50 Nuances de Grey version Hollywood Night

 

 

Asylum a encore frappé…

Après s’être attaqué à Thor, aux Avengers, au Titanic Désormais, la boîte de production, spécialiste des nanars, s’attaque à Cinquante Nuances de Grey.

Enorme phénomène dans le monde entier, l’histoire d’Anastasia Steel et de Christian Grey a donné des idées à Asylum, qui a décidé de surfer sur le succès de cette dernière en nous dévoilant leur version aux rabais de Cinquante Nuances de Grey.

Comme à son habitude, Asylum a dû user de stratagèmes pour faire un film à la fois similaire (pour appâter le spectateur) mais aussi très différent de l’original (pour éviter le procès).

Cette fois-ci, nous assistons à une romance entre une quarantenaire, business woman et mère célibataire, et un jeune séducteur adepte du sadomasochisme.

N’ayant pas le même budget qu’Universal, Asylum a dépensé tout le budget (1 million $) sur le casting et a malheureusement rogné les frais sur les décors et sur la réalisation.

Concernant la distribution, nous assistons à la résurrection d’une célébrité des années 90… Charisma Carpenter.

Faisant partie du casting principal des trois premières saisons de Buffy Contre Les Vampires, la comédienne a su tirer son épingle en rejoignant la distribution d’Angel l’année d’après. Son personnage devenant très important, elle devint, petit à petit, une véritable star du petit écran.

Malheureusement pour elle, elle se fît renvoyer de la série après quatre ans de bons et loyaux services, pour la simple raison qu’elle était enceinte… Vive Hollywood.

Après quelques guests dans des séries telles que Charmed, Miss Match ou encore Les Experts, elle retrouve un rôle récurrent dans la série Veronica Mars, durant 11 épisodes.

Abordant la quarantaine, elle tente une incursion au cinéma en interprétant la petite-amie de Jason Statham dans les deux premiers volets de The Expendables.

Ensuite, c’est la traversée du désert, nous avions oublié la belle brune, jusqu’à l’arrivée de ce pseudo-thriller érotique, où elle se met à nue (dans tous les sens du terme) pour impressionner ses fans.

Son partenaire masculin est quant à lui, un jeune acteur faisant des caméos dans quelques séries US, mais n’a jamais percé et ce n’est pas avec ce film qu’il entamera une carrière.

Et, un bon nanar ne serait pas un bon nanar sans la présence d’un des frangins Baldwin. Cette fois-ci, c’est autour de Daniel Baldwin de dévoiler son impressionnant jeu d’acteur.

En le voyant vieillissant et difforme, nous nous dîmes qu’il est loin le temps où il donnait la réplique à James Wood dans Vampires, à Christophe Lambert dans Face à Face ou encore Tom Cruise dans Né un 4 Juillet.

Concernant le long-métrage, Bound est un thriller érotique, digne de passer sur D17 un dimanche soir.

Il s’inspire un peu de Cinquante Nuances de Grey en touchant l’univers du sadomasochisme, mais la ressemblance entre les deux films s’arrête-là.

En revanche, il me fait penser à certains téléfilms qui étaient diffusés le samedi soir sur TF1 dans les années 90. Des fictions, qui misaient tous sur les somptueuses formes de comédiennes telles que Kathleen Kinmont (Le Rebelle), Shannen Doherty (Beverly Hills 90210) ou encore Pamela Anderson (Baywatch).

A la vue de ce mockbuster, on est certes nostalgique de cette période, mais nous restons effarer par la réalisation amatrice et par les pauvres décors qui reviennent sans cesse. Les lumières sont d’ailleurs différentes, pour ne pas que l’on reconnaisse certains lieux… Ça en devient comique.

Cover DVD de Bound

Cover DVD de Bound

BANDE-ANNONCE

 

 

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