LA CAVERNE DES FILMS HS #3 – POWER RANGERS partie 1/2

Power Rangers

Power Rangers

INTRODUCTION

 

Depuis la création d’EspritCiné, je souhaitais réellement écrire une chronique sur la saga Power Rangers. Une tentative avait été faite en octobre 2013, lors des vingt ans de la saga. Cependant, je n’arrivais pas à me mettre dedans ou bien à retranscrire mes émotions dans ce que j’écrivais. Mais depuis l’annonce du long-métrage, j’ai décidé de me lancer et de faire pour vous une chronique complète que vous pourrez retrouver à la fois dans les rubriques de la Caverne des Films ainsi que dans celle de Nanar Connection et pour finir sur le site de Ma Ville à Moi .

Pour commencer, je me souviens du 13 Avril 1994. Je regardais tranquillement les aventures rocambolesques de Nicky Larson dans le Club Dorothée, quand tout d’un coup, la présentatrice vedette annonça l’arrivée d’une nouvelle série.

Au revoir les sentaï japonais tels que Jetman, Bioman 3 : Liveman ou encore Fiveman, et Bonjour la version américaine, Mighty Morphin Power Rangers.

Premièrement, ce qu’il faut savoir, c’est que cette dernière n’est en aucun cas un concept original. En effet, Haïm Saban, le créateur de Power Rangers a passé un deal avec la Toeï, le producteur des Sentaï au Japon, lui permettant d’utiliser les images ainsi que les costumes de ces derniers.

Les buts principaux étaient à la fois d’édulcorer les séries japonaises avec un scénario plus adapté pour les enfants et  de pouvoir exporter la franchise à l’international. Ce qui devait entraîner un fantastique merchandising.

Préparez-vous à traverser les temps avec cette chronique !! It’s Morphin Time

 

PREMIÈRE PARTIE

 

 

Mighty Morphin Power Rangers

Mighty Morphin Power Rangers

 I – UN CONCEPT NON ORIGINAL

 

Entre les années 70 et le début des années 90, les sentaï et tokusatsu sont peu exportés, cependant, nous avons eu quelques séries qui sont arrivées chez nous et qui ont très bien fonctionné. Comme exemple, nous pouvons citer, X-Or, Sharivan, San Ku Kaï, Bioman, suivi de Bioman 2 : Maskman ainsi que Bioman 3 : Liveman. Mais aussi, Spielvan, Winspector ou encore Jetman. Alors après, il y a une différence, entre le Toku et le Sentaï, toutefois, je ne vais pas rentrer dans le vif du sujet. Cependant, il se peut que je fasse une chronique Toku un de ces jours. Dans cette première partie, je vais m’intéresser au Sentaï, ce qui a principalement inspiré Mighty Morphin Power Rangers. Et ensuite au fonctionnement de cette dernière.

Chōdenshi Baioman

Chōdenshi Baioman

A – Les Supers Sentaï

Le concept du Sentaï reste inchangé de série en série. Il met en scène généralement cinq héros possédant un pouvoir leur permettant de mettre leur scaphandre de combat afin de sauver la terre des forces du mal.

Régulièrement, les séries durent cinquante épisodes et sont totalement indépendantes les unes des autres. Bien évidemment, dans chaque show, il existe des arcs qui font évoluer les personnages et développent les méchants. Dans certains sentaï, les enjeux sont beaucoup plus visibles et intéressants que dans d’autres. Et la fin est constamment la même, les méchants perdent et les gentils gagnent. Cependant, les événements qui ont eu lieu au cours de la série peuvent avoir une certaine conséquence sur la fin.

Les couleurs des scaphandres changent très peu, ce sont souvent les couleurs de l’arc-en-ciel, mais il existe d’autres couleurs telles que le noir, le blanc ainsi que, l’or et l’argent. Concernant leur pouvoir, c’est soit un lien avec les dinosaures, avec la mythologie des Ninjas, avec des véhicules ou encore avec des animaux sauvages.

Il se peut aussi que nos héros soient rejoints au cours de la saison par un sixième protagoniste. Cette intervention permet à ces derniers de vaincre les méchants. Il se peut aussi que le sixième personnage soit possédé par les forces du mal. C’est arrivé, d’ailleurs, dans Bioman et Zyuranger.

Les scénarios des Sentaï sont plus matures, certaines scènes sont violentes. On assiste à des scènes de tortures, des sacrifices… . Il était donc difficile de les exporter dans le monde entier. Cependant, à partir d’un moment le ton est devenu plus édulcoré, plus enfantin. Les personnages sont devenus beaucoup moins sérieux. La preuve en est avec Jūken Sentai Gekirenjā.

Pour finir, la saga super sentaï existe depuis une quarantaine d’années et compte désormais 2000 épisodes. C’est un énorme phénomène au Japon. Et de ce fait, voyant cela, Haïm Saban eut l’idée de faire la même chose aux USA.

 B – Un Partenariat avec la Toeï fructueux

 

L’histoire de Power Rangers débute en 1984. Lors d’un voyage au Japon, Haïm Saban découvre le sentaï. Quelle série lui a inspiré de faire la même chose aux Etats-Unis ? La légende veut qu’il ait été séduit par Himitsu Sentai Goranger, toutefois, la série datant de 1975, il est très peu probable. En effet, en 1984, nous avions le choix entre Kagaku Sentai Dynaman et Chōdenshi Baioman. La seconde est plausible, puisque la bande démo qu’il envoya à la toeï se nomme Bioman.

 

Première version de Power Rangers

Première version de Power Rangers

1 – Un début difficile

 

Mighty Morphin Power Rangers n’est pas né de suite, il en a fallu du temps pour que Haïm Saban réalise son rêve. Passionné par le sentaï et sentant le potentiel merchandising, il décida de faire une bande démo pour convaincre la Toeï de faire un partenariat avec lui.

La première série Power Rangers se nomme Bioman et reprend les scènes extraites de la série culte connue internationalement. A la place des acteurs japonais, il met des acteurs américains tels que Mark Dacascoss (Crying Freeman) et Miguel Nunez (Street Fighter).  Et bien évidemment, il construit un scénario plus adapté pour le public américain.

Contrairement au sentaï original, les pouvoirs des « Rangers » est en rapport avec les signes zodiacales.

Malheureusement, nous ne verrons que quelques photos de cette démo. Et même, je n’en avais pas entendu parlé jusqu’à ce que nos confrères de TokuScope en parlent dans une de leurs émissions et publient des affichent promotionnelles de la série.

A ce qui paraît, le ton était plus sérieux et l’aspect très ancré dans les années 80. D’ailleurs, les personnages étaient véritablement des adultes par rapport à la série Power Rangers.

Cependant, le projet est quand même long à se monter. Saban va essayer de s’emparer de d’autres sentaï avant d’arriver à son but ultime. Les échecs de production s’accumulent, puis arrive Zyuranger et là, l’aventure démarre enfin.

Un premier pilote est tourné, mais le départ de la comédienne qui interprétait le ranger jaune, précipita de nouvelles modifications au niveau du scénario et des lieux de tournage. Un nouveau pilot est réalisé avec un nouveau design et le premier épisode apparu.

2 – Le Lancement de Power Rangers

Nous sommes le 28 Août 1993, Power Rangers est lancé sur Fox Kid aux USA. Et le phénomène prend une ampleur importante. Les produits dérivés se vendent comme des petits pains, les comédiens deviennent des stars et tout le monde croit que le show est un concept original.

L’esprit de la série est tout de même très loin du sentaï dont il est adapté. Les héros ne sont pas des guerriers d’une ancienne civilisation, ce sont au final des étudiants qui doivent protéger leur ville Angel Grove.

Quand la série débarque en France, nous avons presque une saison de décalage avec les USA. Contrairement à eux, nous avions encore les sentaï qui étaient diffusés sur TF1. D’après mes souvenirs, nous avions Liveman et Jetman, qui seront arrêtés avant leurs derniers épisodes respectifs. Puis Power Rangers a débarqué et nous savions que la série allait durer.

A l’époque, je me souviens avoir cru que la série était un concept original, car je ne connaissais pas Zyuranger. Cependant, après avoir revu la série et encore dernièrement pour écrire cette chronique, on se rend bien compte qu’il y a une différence entre les scènes avec les comédiens américains, et les scènes en costume. Même la scène d’intro et carrément, le début du sentaï original.

D’ailleurs, il y a énormément d’incohérences. Dans les scènes en costumes, on voit des immenses panneaux japonais, la population est asiatique et les patrouilleurs ne ressemblent pas à ceux que l’on trouve dans les scènes américaines. Et même sur les pistolets des rangers, il y a marqué en gros Zyuranger. Toutefois, il y a un effort qui est fait, car par moment apparaît dans les scènes américaines le monstre mais là encore, il y a de grosses différences avec lcelui que l’on trouve dans le montage japonais.

Le succès est tel que Saban qui avait prévu de tourner quarante épisodes, prolongea l’expérience d’une centaine d’épisodes de plus et acheta les licences de Gosei Sentai Dairanger et Ninja Sentai Kakuranger. Voulant continuer avec l’équipe de comédiens et suivre une logique scénaristique, il est obligé de mettre l’argent sur la table. Même si les scènes de mégazords sont toujours plagiées, il y a beaucoup de scènes en costume tournées aux USA du fait de l’intervention du ranger blanc. Les scénarios sont plus soignés, il y a beaucoup plus d’enjeux, surtout depuis l’arrivée du ranger vert. Saban en profite pour faire fonctionner le merchandising en développant le pouvoir des Rangers.

Les Zords de Zyurangers sont remplacés par les Zords de Dairanger. Puis, durant les dix derniers épisodes de Mighty Morphin, Saban tente de lancer un spin-off intitulé Alien Rangers. Et pour cela, il fait un mashup de Kakuranger. Bon, ayant connu plus ou moins cette dernière, je trouve qu’Alien Rangers la dénature et la ridiculise totalement.

Power Rangers : Zeo

Power Rangers : Zeo

C – L’arc Saban

 

Le coût devenant trop important et afin de faire encore plus de merchandising, Saban va mettre un terme à la première série et explorer d’autres sentaï. De ce fait, Power Rangers : Zeo va naître. Adaptée de Chōriki Sentai Ohranger, l’équipe des Power Rangers va acquérir le pouvoir du Zeo Crystal pour battre un nouvel ennemi, le roi de l’empire des machines.

Les acteurs restent les mêmes, mis à part que Karan Ashley laisse sa place Nakia Burrise dans le rôle du Ranger Jaune.

Bien que la série originale ait été un flop au japon, Power Rangers : Zeo est un nouveau succès. Saban joue avec la nostalgie en faisant revenir l’ex ranger Rouge, Jason, durant la moitié de la saison.

Et après quarante épisodes, il met un terme à Zeo est adapte le sentaï Gekisō Sentai Carranger en l’intitulant Power Rangers : Turbo.

La série est d’une nullité scénaristique affligeante. Les enjeux sont pauvres et nous nous lassons de cette fameuse continuité. La seule nouveauté reste le ranger bleu qui est joué pour la première fois par un enfant. A noter, que Turbo est plus sérieuse que Carranger, qui parodie les sentaï.

De plus, si vous n’avez pas vu le film Turbo Rangers, vous comprenez mal le début du show. En effet, le long-métrage avait pour but de faire le lien entre Zeo et Turbo. Et étant sorti directement en vidéo dans nos contrées, le coup de com‘ a été raté, du moins en France.

Toutefois, Saban eut la bonne idée de changer une grosse partie du casting au cours de la saison. Ce qui permet de donner un second souffle à la franchise.

Turbo connu une fin convaincante et étonnante, puisque les Rangers sont totalement démunis et perdent la bataille contre les forces du mal.

Une pirouette scénaristique qui fait naître Power Rangers : Dans l’Espace adapté de Denji Sentai Megaranger. Cette fois-ci, l’ancienne équipe de Turbo débarque dans un vaisseau spatial et font la connaissance d’Andros, un Ranger Rouge combattant les forces du mal commandé par sa sœur Astronema.

La série est l’une des meilleures de la franchise. Tout d’abord, parce que c’est la fin d’un cycle. Les méchants que l’on a pu connaître tels que Rita, Lord Z ou encore Divatox deviennent gentils et reprennent forme humaine. Ensuite, c’est la dernière fois que l’on voit Zordon. Et pour finir, le fait de mettre la sœur d’Andros en tant que grande méchante, nous fait envisager que ce dernier peut basculer dans le côté obscur à tous moments.

Concernant, les quatre dernières séries de l’arc de Saban, qui sont (L‘Autre Galaxie, Sauvetage Eclair, Time Force et Force Animale), il n’y a pas de véritables continuités avec les précédentes. Bien que les références soient nombreuses. Il y a lien très fort entre Time Force et Force Animale, car le Ranger Rouge de la première, intervient dans la seconde plusieurs fois. Et puis, l’arc se termine avec l’épisode des dix ans de Power Rangers, célébrant tous les Rangers Rouge.

Après cette dernière saison, la franchise va connaître un creux de presque dix années avant de revenir en force en 2011.

 

 

 

Power Rangers : Dino Thunder

Power Rangers : Dino Thunder

 II – L’après Saban

 

En effet, Power Rangers est diffusé sur Fox Kids, mais voilà que Disney acheta Fox Family Worldwide et renomma le groupe,  ABC Family Worldwide. De la même façon Saban Entertainement devient Buena Vista Studio. Et là, c’est définitivement la fin de la franchise

 

A – Disney ridiculise la franchise

 

D’après les documents que j’ai pu lire, les scénaristes auraient eu une idée après l’épisode « Forever Red« . Ils auraient eu envie de clôturer la saga avec une dernière saison. Cependant, ça aurait été une saison nostalgique, car nous aurions vu revenir Tommy Oliver et Jason Scott. Le premier aurait joué le rôle similaire à Zordon, en formant des Power Rangers dans une académie et Jason aurait été leur instructeur.

Toutefois, Disney voulant surfer sur le succès de la franchise, refusa le scénario. Mais, certaines idées seront réutilisées par la suite dans les différentes saisons. D’où le retour de Tommy dans Dino Tonnerre.

Que dire de cette époque ? Alors bien évidemment, je n’en ai très peu regardé, car je grandissais et que j’avais un peu laissé tomber cette série. Pour autant, j’ai dû visionner quelques saisons pour écrire cette chronique. Et bien évidemment, ça a été une torture. Les scénarios partent en vrille totalement. Comme on est sur des saisons one-shot, Disney se permet de faire des choses complètement décalés, très loin de l’esprit sentaï. Personnellement, j’ai trouvé ça bidon et sans grand intérêt.

Même le retour du comédien Jason David Frank n’est pas terrible. Et bien que, Disney, propose dans Dino Tonnerre un épisode spécial regroupant le Zeo Ranger Rouge, Le Ranger Blanc et Le Ranger Vert.

Heureusement, que Saban a racheté les droits à Disney, ce qui a permis de redémarrer la franchise.

Power Rangers : Super Megaforce

Power Rangers : Super Megaforce

B – Le retour de Saban

d’épisodes et cumulera les saisons.

Cependant, bien que la saga fonctionne de nouveau très bien, il va se poser un problème au bout d’un moment. Une fois Power Rangers : Samurai et Super-Samurai terminé, la nouvelle saison va revenir aux origines.

En effet, la première partie de la saison s’intitulant Power Rangers : Mégaforce est adapté de Tensou Sentai Goseiger tandis que la seconde partie, Super Mégaforce, est adaptée de Kaizoku Sentai Gokaiger.

Cette série est peut-être la meilleure depuis longtemps, car elle est très proche de l’originale. Elle débarque pour les vingt ans de la saga et tombe plus ou moins pour les quarante ans du Sentai. C’est pour cela que deux des shows japonais sont repris dans la même série. Dans cette seconde partie, nous retrouvons les acteurs cultes de l’arc Saban dont Jason David Frank, le Ranger Vert, Selwyn Ward, le Ranger Bleu de Power Rangers dans l’espace, ainsi que Jason Faunt, le Ranger Rouge de Time Force.

Le dernier épisode se termine avec une grande bataille avec tous les Rangers, ce qui créé de nombreuses incohérences.

Voyant la machine relancée, Saban développe de nouvelles séries ainsi qu’un projet de long-métrage qui verra le jour quelques années plus tard et qui est un véritable et ingénieux reboot de la farnchise

Qui aurait cru que Saban réussisse son pari de créer un sentai américain durable.

Bien qu’il essayât de réaliser des spin-off, mais aussi d’autres séries du même genre. Power Rangers reste la seule survivante et risque de durer encore longtemps.

III – Power Rangers sur grand écran

A – Power Rangers : Le Film

  LA CRITIQUE (NANAR CONNECTION)

B – Power Rangers : Turbo

 Critique (Nanar Connection)

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