LES HOMMES DU FEU – Notre rencontre avec Pierre Jolivet

Les Hommes du Feu

Les Hommes du Feu

A l’occasion de l’avant-première de LES HOMMES DU FEU, EspritCine a rencontré Pierre Jolivet, réalisateur.

« Je n’avais pas envie de faire un film sur les pompiers, mais avec les pompiers »

 

Vous êtes parti de l’idée du feu avant d’avoir l’idée d’un film sur les pompiers. D’où vous vient cette fascination du feu ?

« Ça vient d’un incendie incroyable auquel j’ai assisté quand j’avais 22 ans. On avait fait un concert avec mon frère dans un village du club MED qui avait pris totalement feu. Il n’y avait pas de blessés, personne n’était en danger. On était des centaines assis dans l’herbe et on se disait c’est quand même extrêmement beau.  Des années plus tard, j’ai commencé à prendre des notes sur la pyromanie, puis de savoir qui sont ces pompiers. Je rencontre un pompier et je commence à noter et je vois que ça croise ma vie. J’ai un grave accident de voiture, les pompiers sont présents. Les pompiers sont très présents dans nos vies, et je me rends compte que je n’ai pas envie de faire un film sur les pompiers mais un film avec les pompiers. »

L’idée d’un film a-t-il été bien accepté par les pompiers ?

« Pleins de départements nous l’ont refusés en pensant que le film n’était pas politiquement correct car je ne montre pas que des choses dans le règlement des pompiers. Mais les pompiers c’est des êtres humains, et ils ne suivent pas toujours le règlement, comme nous tous. On a eu du mal à trouver une caserne, mais on a fini par trouver et j’ai pu faire le film que je voulais, qui est un film de cinéma et non un documentaire car les films de cinéma traduisent beaucoup plus la réalité. »

Comment s’est passé le travail d’immersion en amont ?

« J’ai lu beaucoup de livres sur les pompiers et écrit par des pompiers. Je suis ensuite parti dans une caserne pendant 1 semaine pour voir ce rythme très particulier. Il ne se passe rien, ça bipe et là il se passe quelque chose. J’ai pu aller au feu avec eux et voir le rapport très particulier que les pompiers ont avec le feu. Ils savent que c’est très dangereux, ils y vont avec beaucoup de courage et en même temps c’est très excitant.  »

C’est votre 6eme film avec Roshdy Zem, on peut dire que c’est votre acteur fétiche ?

« Oui, c’est un acteur un peu particulier. On se connaît depuis 20 ans, il évolue formidablement bien, il a une maturité, une autorité, il adore ces challenges-là et attraper cette vérité sur les pompiers. J’ai la chance qu’on évolue ensemble et qu’il soit devenu de plus en plus connu. Il fait un cinéma qui est assez engagé socialement, ce qui me parle. Roshdy fait du cinéma pour donner du sens à son travail. On a plein de points communs, et l’on est ami dans la vie. »

En tant qu’acteur, l’avez-vous vu évoluer d’une manière différente depuis qu’il est réalisateur ?

« Non je ne l’ai pas vu évolué, je l’ai vu se bonifier en permanence. Mais il n’a jamais changé, c’est le même depuis le 1er jour où on s’est rencontrés. »

Le choix d’Emilie Dequenne ?

« J’ai écrit le film pour Roshdy, et j’avais ce personnage de femme, et il fallait que je mette un visage. J’écris beaucoup mieux quand je pense à quelqu’un. Je connaissais son travail, je l’ai trouvé formidable dans certains films. Il me paraissait évident que c’était une comédienne qui ne jouait pas la comédie, qui était très vraie, un peu comme Sandrine Bonnaire. J’ai écrit le scénario pour elle, et elle a aimé donc c’était une très bonne nouvelle.

 

Découvrez notre critique du film LES HOMMES DU FEU

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