LOUE-MOI : Notre rencontre avec Déborah François et Marc Ruchmann

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A l’occasion de l’avant-première du film LOUE-MOI, EspritCine a rencontré Déborah François et Marc Ruchmann, deux acteurs.

    « Ce film est un feel-good movie ! »

 

Qu’est-ce qui vous a fait craquer à la lecture, sur ce film qui est une comédie sentimentale ?

Déborah : Le sujet fut le premier moteur. J’étais étonnée du sujet utilisé: se mettre soit même en location. J’ai tourné au Japon et j’ai pu constater que c’était un fait divers qui existait et qui était assez populaire d’ailleurs. Quand j’ai vu que deux réalisatrices de mon âge et de ma génération ont décidé de prendre ce sujet pour le transposer en France, ça m’a beaucoup intrigué. Après j’ai également aimé le côté très tendre de la comédie. C’est quelque chose que j’aime bien parce que ça me permet d’explorer des endroits de mon jeu où je ne peux pas aller quand les sujets sont plus dramatiques ou plus sombres.

Dans une comédie qu’est-ce qui prime selon vous ? D’être vraie, d’être dans le timing…?

Déborah : Il y a une vraie question de rythmique dans la comédie oui. Je trouve qu’il faut être plus précis en comédie. Il y a une mécanique du rire. La technique de la comédie m’intéresse beaucoup. Donc je me sens peut-être plus à l’aise dans le drame pour aller chercher de l’émotion. La comédie est ma bulle de champagne, le moment où je m’amuse, où on expérimente des choses.

Marc : J’ai une partition un peu plus dans la sincérité, dans la vérité. Je n’ai pas cherché à construire un personnage dans l’humour. Néanmoins, on reste tout de même dans une rythmique où il faut faire exister les situations.

Déborah : De toute façon quand il est là, les filles craquent directement à l’image. Il n’a pas besoin de faire des blagues, c’est suffisant (rires).

Le côté brun ténébreux vous vous sentez abonné où pas du tout ?

Marc : Non pas plus que ça, j’aime expérimenter différents personnages, différentes partitions, différents univers…

Déborah : Et puis Marc a fait des films beaucoup plus sombres avant, des rôles beaucoup plus dramatiques, donc c’est la première fois qu’il joue aussi le jeune premier de la comédie, ça change, c’est drôle.

Sur le plateau, vous étiez dirigé par deux jeunes femmes. Est-ce qu’il y a une énergie particulière qui s’est dégagée de ce duo-là?

Déborah : Le plus intéressant est le fait qu’il s’agit du premier film de deux réalisatrices. C’est génial de voir des réalisatrices de ma génération se lancer dans la réalisation. C’est important de les aider.

 

            « Avec Alison nous sommes vraiment devenues amies »

 

Il y a des moments touchants dans le film, qui nous font sourire bêtement…

Déborah : Oui, c’est ça qui me plaît. Même si nous sommes dans une comédie et que les choses sont plus grandes que nature, mais nous sommes dans quelque chose de très tendre et c’est ça qui me plaît. Pour moi une comédie doit s’appuyer sur des choses qu’on connaît tous, et qui nous font du bien. J’ai envie de faire des films où les gens sortent et se disent « voila j’ai passé un moment au cinéma, même si ma semaine n’a pas été top ».

Pour chacun d’entre vous, y a-t-il eu une scène que vous redoutiez ou alors où vous vous êtes dits « celle-ci faut pas que je la rate » ?

Marc : Pour moi, c’est la scène où je découvre tous les mensonges. C’était important pour moi de réussir à emmener le spectateur dans une émotion, dans un moment où on arrête de rigoler et on aborde un sujet plus sérieux. Il fallait convaincre que pour mon personnage, c’était une véritable trahison.

Déborah : Moi il y a plusieurs choses. J’ai eu une scène un peu déshabillée dans le film, ce n’est jamais la scène la plus facile à faire. Après je ne pense pas que ça soit les scènes les plus dures. Ce n’est pas évident de mettre de l’émotion quelque part. On ne va pas tout révéler du film, mais il y a une scène de dégustation de pâte à tartiner, qui n’était pas forcément évidente car on l’a fait pendant un certain temps…(rires)

Comment avez vous abordé votre personnage ?

Déborah : Je pense que pour certains films, j’essaie d’avoir un personnage très intemporel, qui puisse traverser les époques et les sentiments. Sur ce personnage je voulais être une fille vraiment dans l’air du temps. Je me suis plus appuyé sur moi, comment je suis dans la vie avec mes amis. C’est un feel-good movie.

C’est aussi un film sur le dépassement des différences sociales. Votre personnage essaie d’échapper à sa condition, et se rend compte qu’il faut être bienveillant avec les autres, mais aussi avec soi-même…

Déborah : Oui, elle se rend compte qu’elle s’est un peu gâchée la vie. C’est comme pour les complexes. C’est généralement dans nos têtes à nous, et pas dans celles des autres. Quand on regarde bien, les autres s’en fichent, surtout quand ils vous aiment. On se rend compte de sa en grandissant, en murissant.

La complicité avec Alison Wheeler, c’est arrivé assez vite ?

Déborah : Oui c’est deux super rencontres, Alison et Marc. Avec Alison on s’est rencontrée un peu avant le tournage car on avait envie de se voir avant, de commencer à construire quelque chose, construire cette amitié. Et ça a marché tout de suite. De son coté ça a été la même chose.

Chaque film est une aventure finalement, et là, l’alchimie a fonctionné, même si ça ne doit pas marcher à chaque fois…

Marc : Ce n’est pas une évidence sur tous les tournages. On peut sympathiser et se dire qu’on se reverra…

Déborah : Ou ne pas s’entendre forcément, on peut ne pas s’entendre avec tout le monde. Parfois on n’a pas plus d’affinité que ça.

Marc : Et parfois il y a des rencontres qui se prolongent, qui fonctionnent.

Déborah : Là, ça a vraiment bien marché. On est vraiment content de s’être trouvé sur ce tournage. On ne se connaissait pas, et c’est top, je suis ravie. On s’amuse beaucoup sur la tournée, donc vivement le prochain….

Loue-moi ! – La Critique

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