Nanar Connection #10 – BATMAN : LE FILM

Batman : Le Film

Batman : Le Film



Batman : Le Film – Un nanar culte et collector

 

Un film aux situations rocambolesques

Afin de rendre hommage au comédien Adam West, décédé ce week-end à l’âge 88 ans, j’ai décidé d’écrire un petit nanar connection sur Batman : Le Film datant de 1966.

En effet, Adam West reste et restera le Batman le plus emblématique du vingtième siècle. C’est tout de même, le premier Batman populaire et celui qui m’a fait rêver gamin. Alors que je n’avais que quatre ans, je me levais tôt le dimanche matin pour regarder sur France 3, les aventures de Batman et Robin. C’était certes différent du Batou que l’on voyait au cinéma. Cependant, c’était un personnage rigolo qui vivait des situations rocambolesques. C’était une sorte de Columbo qui essayait de résoudre les énigmes du Sphinx, de déjouer les pièges du Joker et de résister à la séduction de Catwoman.

En plus de sa musique très années 60, la particularité de ce Batman s’est son ton très léger, son univers très coloré et ses onomatopées qui apparaissaient lorsque Batman ou Robin frappaient un ennemi.

Pour petit rappel, le long-métrage avait été pensé au départ comme pilot de show diffusé sur ABC entre 1966 à 1968. Finalement, le long-métrage est sorti sur grand écran entre la fin de la saison 1 et le début de la saison 2.

De ce fait, on assiste à un épisode d’heure trente, avec une enquête inédite mettant en scène Le Sphinx, Le Joker, Le Pingouin ainsi que Catwoman.

Synopsis : Les ennemis de Batman forment une alliance afin de kidnapper un chercheur d’une invention révolutionnaire. Un procédé permettant de déshydrater les corps humains jusqu’à l’état de poudre. Ils décident d’utiliser cette invention sur les membre du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est à ce moment que Batman et Robin vont intervenir pour sauver le monde d’une catastrophe.

Si vous aimez la série, vous allez adorer le film. C’est kitsch, parfois totalement surréaliste, involontairement comique, toutefois, on passe un bon moment.

La scène la plus culte qui est reprise à chaque fois lorsque l’on parle de ce film, c’est quand même l’attaque du requin. Alors qu’ils suivent un bateau avec le Batcoptère, Batman descend par l’échelle pour le stopper. Malheureusement, c’était une illusion d’optique et notre cher héros se fait attaquer par un requin. Après plusieurs coups donnés, Batman utilise avec l’aide de Robin, un Bat Spray anti Requin.

Le mammifère explose en mer.

La troupe de méchants au grand complet

La troupe de méchants au grand complet

Un casting pas si étranger que cela

Ce qui est intéressant à voir dans ce Batman, c’est le casting. On retrouve Burgess Meredith qui interprétera le rôle de Mickey dans Rocky dix ans plus tard et on fait la connaissance d’un Joker qui sera souvent imité et dont la particularité, c’est de posséder une moustache.

De plus, dans la série, on assistera à des scènes cultes entre Batman et lui. Dont une, dans laquelle les deux personnages font du surf et portent deux magnifiques maillots de bain.

 

Si vous avez l’occasion de visionner le long-métrage, regardez-le en V.F, le doublage est fantastique et tout est francisé. D’ailleurs, Catwoman se nomme « La Femme Chat ».

D’ailleurs, dans le long-métrage, c’est un personnage intéressant. Tout d’abord, ce n’est pas la même comédienne entre le show et l’adaptation cinématographique. Julie Newmar se fait remplacer par La Miss America de 1955, Lee Meriwether. Du coup, j’ai l’impression que les scénaristes ont joué avec ce changement de personnage, car Bruce Wayne tombe littéralement amoureux de la femme derrière le masque. Comme si, il ne l’avait jamais vu. Cependant, d’après mes souvenirs, il l’avait déjà rencontré dans la show.

 

La fin d’une époque

Pour la petite histoire, Batman ne s’est pas rentabilisé au Box-Offiice. Malgré le succès certain de la série, cette dernière n’en a jamais tiré de bénéfices. Effectivement, le show ainsi que le film ont coûté très cher.

Par conséquent, ABC avait du mal à financer les épisodes.

Il faudra attendre en 1968 et une baisse d’audience pour que Batman s’arrête pour de bon.

Toutefois, il est clair qu’au cours de la dernière saison, les intrigues devenaient un peu trop légères aux yeux des spectateurs et Batman se ridiculisait.

Batman : Le retour des justiciers masqués

Batman : Le retour des justiciers masqués

CONCLUSION

Malgré cela, l’esprit de la série, mais aussi le film ont marqué les mémoires. De ce fait, les comics sont sortis, avec parfois l’intervention du Frelon Vert et de Kato. Le Batman Lego y fait référence. Joel Schummacher  a voulu leur rendre un hommage « maladroit » en réalisant Batman & Robin. Toutefois, c’était risqué de reproduire le même univers quand on a un budget conséquent et que l’on doit rentrer dans ses frais. Enfin, juste avant sa disparition, Adam West avait prêté sa voix au film d’animation Batman : Le Retour des justiciers masqués, qui est la suite de la série TV de 1966.

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