LE RECAP #5: Retour sur la saga Spider-Man

A l’occasion de la sortie de Spider-Man: Homecoming, l’équipe d’EspritCine.fr revient sur la trilogie de Sam Raimi et les deux films de Marc Webb avec Andrew Garfield et Emma Stone.

Spider-Man

Spider-Man

Après le succès du premier X-Men, Sony décide de sortir son plus grand atout… Spider-Man

 

Alors que la Fox engendre des millions de billets verts grâce au succès du premier X-Men, Sony décide de sortir son Spider-Man. Bien évidemment, une première version dans les années 70 était sortie. Bien heureusement, tout le monde l’a oublié.

Le premier opus des aventures du tisseur se fait en bon et due forme. Tout d’abord, concernant la réalisation. Bien que ce projet ne soit pas le premier et que de nombreux noms furent annoncés, c’est Sam Raimi, le réalisateur de la trilogie Evil Dead qui fut choisi. Il avait déjà eu l’habitude de réaliser un film de super-héros, puisqu’il est l’auteur du cultissime Darkman.

Afin de garantir le succès, les scénaristes se sont basés sur des personnages connus du grand public et appréciés des fans de comics. Mettre en place à Shocker ou un Kraven n’auraient pas été judicieux. C’est pour cela, que le nemesis de Spider-Man, Le Bouffon Vert, fait son apparition dans le film.

Au sujet des comédiens, Freddie Prinze Jr, Leonardo Di Caprio ainsi que Jake Gyllenhaal avaient été pensés pour interpréter le rôle du tisseur. Toutefois, c’est le jeune Tobey Maguire qui se glissera dans la peau de de ce dernier.

Le long-métrage est une origin story. Au début, on y découvre un Peter Parker sans pouvoir. Puis pour ne rien laisser au hasard, les scénaristes ainsi que Sam Raimi font des références continuelles avec le comics. Une technique qui se voit via des scènes emblématiques, des répliques ou encore des personnages caractéristiques de  l’univers.

À sa sortie, Spider-Man est un énorme succès critique et public et engrange un peu plus de 820 millions $ dans le monde entier dont environ 403 millions $ sur le territoire US. Il est aussi,le premier film de super-héros à franchir la barre des 100 millions $ lors du premier week-end.

Suite à ce succès, Columbia Pictures et Sony lancent un second opus encore plus spectaculaire.

 

Spider-Man 2

Spider-man 2

Spider-Man 2 réussit à faire mieux que le premier opus

 

Toujours réalisée par le maestro Sam Raimi, cette suite met notre héros dans une situation délicate. Il est confronté à un dilemme – Continuer sa vie de super-héros, tout en sachant qu’il perdra l’amour de Mary-Jane ou bien redevenir Peter Parker et voir la criminalité augmenter dans les rues de New-York.

C’est d’ailleurs, la première fois que ce genre de situation se déroule, ce qui rend le film vraiment prenant. Le héros est déstabilisé et ne sait plus quoi faire. De plus, il cache un autre secret au plus profond de lui. Rappelez-vous, c’est en parti de sa faute si son Oncle est décédé. De ce fait, il doit affronter l’un de ses adversaires les plus redoutables, le regard de sa tante May.

Dans cette nouvelle aventure, Sam Raimi introduit un nouveau méchant très célèbre dans la mythologie du tisseur. En effet, le Docteur Octavius alias Octopus débarque dans l’univers et n’est en aucun cas ridiculisé, ce qui aurait pu très bien arrivé. En même temps, il est interprété par le grand Alfred Molina. Toutefois, Sam Raimi, tease l’arrivée prochaine d’un autre méchant, qui est, le fils du Bouffon Vert.

Doté d’un budget avoisinant les 200 millions $, le long-métrage est un véritable carton. Recevant des critiques élogieuses, le film explose au box-office US en récoltant un peu plus de 370 millions $ et environ 784 millions $ dans le monde entier. 

Sony souhaite un numéro trois avec la même équipe. Sauf que l’aventure sera totalement différente.

Spider-Man 3

Spider-Man 3

 

Une trilogie qui se termine dans la douleur

 

À l’annonce du troisième film, Sam Raimi avoue qu’il travaille déjà sur un potentiel quatrième opus. Cependant, Tobey Maguire ne souhaite plus jouer l’homme araignée à cause de ses problèmes de dos et il se trouve être lassé par le personnage. Ce futur volet comprendrait le Vautour et Scorpion ainsi qu’une apparition de Kraven.

Toutefois, le troisième opus fût accouché dans la douleur. Sam Raimi subit des pressions de Sony et du producteur Avi Arad concernant les méchants et le scénario du film. Il rentre en conflit avec le compositeur Danny Elfman, qui est remplacé au pied levé par Christopher Young. Et enfin, il se voit doter d’un budget d’un montant de 258 millions $, qui en fait l’un des plus chers du cinéma.

Attendu au tournant, Sam Raimi souhaitait faire le meilleur film de la saga. Il voulait mettre deux méchants qui sont L’Homme Sable et Le Nouveau Bouffon. Mais voilà, l’intervention du symbiote a donné des idées à Sony. La firme voulait mettre Venom. Refus total de la part du réalisateur qui fut obligé d’abdiquer au bout d’un moment. Venom fera un caméo inutile qui décevra les fans. De plus, Peter Parker est totalement ridiculisé et l’intervention de Gwen Stacy aurait pu être évitée.

Bien qu’il ait obtenu un démarrage record, Spider-Man 3 est sauvé par le marché international en rassemblant presque 900 millions $.

Cependant, les critiques massacrent le long-métrage et les fans crient au scandale.

Bien que Spider-Man 4 soit officialisé, le long-métrage ne verra jamais le jour et Sony fera miroiter Sam Raimi jusqu’à ce qu’il abandonne le projet.

De ce fait, un reboot est commandé.

 

The Amazing Spider-Man

The Amazing Spider-Man

« plus jeune, plus dynamique, plus humain et surtout avec beaucoup plus d’humour »

 

Cinq ans après la trilogie de Sam Raimi avec Tobey McGuire, Marvel Studios et Sony tente de rafraîchir la franchise en changeant du tout au tout.
Inspiré de l’univers Ultimate dont les premiers comics de l’homme araignée ont été révélés en 2001, nous découvrons en 2007 un héros totalement dépoussiéré, plus jeune, plus dynamique, plus humain et surtout avec beaucoup plus d’humour. Un début du Spidey dessiné par Stan Lee.

Voici le spitch :
« Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin… »

Vous l’aurez compris, aucunes grandes surprises à l’horizon, ce premier volume reprend les codes du comic book, seulement remis au goût du jour. Cette fois-ci, les décors et le scénario sont plus sombres, tout en gardant un template de Teenage Movie. Le duo Andrew Garfield / Emma Stone (Peter Parker / Gwen Stacy) fonctionne plutôt bien.
Malgré des effets spéciaux de qualité et une histoire des plus classiques, la critique a été très partagée. Avec un budget de 230 millions de dollars, la rentabilité fut au rendez-vous sur le sol américain, puis par la suite dans le reste du monde. Le phénomène Spidey a su renaître de ses cendres et cartonner. Cependant, la critique plutôt mitigée reproche aux producteurs d’avoir proposé un reboot sans âme, sans grandes surprises.

 

The Amazing Spider-man 2 : Le Destin d’un héros

The Amazing Spider-man 2 : Le Destin d’un héros

« une réelle évolution des personnages et des envies du super-héros »

Deux ans après, Andrew Garfield est de retour dans la peau de l’Homme Araignée face à une multitude de méchant, le Bouffon Vert et Electro.

« Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp. »

Comme tout long métrage dédié à un super héros, la critique est très mitigée, affolant les fans comme les spectateurs venant passer un bon moment. Nous assistons à une réelle évolution des personnages et des envies du super-héros. Peter Parker voit sa vie d’ado disparaître. Loin des aventures et amourettes du début, la vie avance et il voit sa Gwen s’en aller loin de lui. Son cœur est donc tiré entre elle et sa double vie. Bref, vous l’aurez compris, le romantisme omniprésent via peser dans la balance et rend lourde l’intrigue du film.

Cependant, la multiplicité des intrigues complique la donne et rend parfois compliqué la lecture du long métrage. Le plus décevant est le manque de développement de chacune de ses histoires. Pourquoi en mettre autant ? Du coup, le Rhino ne sert à rien et l’introduction des Sinister Six est complètement ridicule. Quel dommage ! Cependant, Electro et le Bouffon Vert sont relativement convaincants. Le casting y est pour beaucoup notamment le rôle bluffant de Jamie Foxx.

Les points positifs irréfutables sont l’humour qui a fait le succès de l’Homme Araignée, et bien évidemment les effets spéciaux impressionnant notamment l’une des scènes emblématiques de la chute de Gwen.
Même si le dernier opus de Marc Webb n’a pas charmé les foules avec une recette mondiale largement inférieure au premier film soit 753 381 322 dollars de recette contre 839 828 486 dollars pour le premier. Le long-métrage lance de nouvelles pistes scénaristiques, toutefois, certaines questions du premier film restent en suspens.

Le Destin d’un Héros ne révolutionne pas le genre, mais nous offre une version passable du tisseur de toile.

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